biographie

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Né en 1966, Anne-François de Serilly choisit à 25 ans de renoncer au parcours qui lui était tracé et se décide à embrasser la vie d’artiste. Durant ses premières années d’apprentissage, il prend le parti d’être l’élève des grands maîtres de la peinture des XVIIème et XVIIIème siècles. Il les imite avec patience, soucieux de s’approprier leurs techniques et de parfaire sa maîtrise du dessin. Par la fréquentation de ces chef-d’œuvres, il conçoit la peinture comme une école d’exigence où chaque tableau est pensé, chaque composition réfléchie, se refusant de laisser place au hasard.

Avec son précieux bagage, Sérilly peut désormais multiplier expériences et sources d’inspiration. De retour en Europe après avoir vécu cinq ans au Brésil, puisant dans ses couleurs vives et crues, il se passionne ainsi pour la Russie. D’autres thèmes de prédilection apparaissent dans le même temps : l’atmosphère des années 1930, l’univers du jeu, la danse et l’art du cirque, une fascination pour la mode — une liste à laquelle l’artiste se refuse à mettre un point final.

On a pu dire de l’œuvre de Sérilly qu’elle avait une certaine filiation avec celle de Tamara de Lempicka. L’artiste est en effet toujours en quête de simplifications geométriques et de perspectives audacieuses. On assiste à un défilé de corps au milieu d’une existence parfois frivole et légère, aussi légère que les drapés des robes qui habillent et déshabillent des créatures aux allures enchanteresses… Jupes de cuir fendues, dos nus et talons aiguilles peuplent les toiles, offrant miroirs et rouges à lèvre à un éternel féminin revisité.

Au milieu de motifs géométriques qui se font écho, entre deux parallèles ou dans les cases d’un échiquier, surgissent un galbe de hanche ou la rondeur d’une poitrine, tout un univers où les courbes se mélangent à des armatures rectilignes. C’est là ce qui nous entête et finit par nous faire chavirer.